Le Corbeleys, un chalet d'alpage familial transformé en restaurant d'altitude dans les 3 Vallées
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Portraits Art de vivre
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Sur les pistes des 3 Vallées en hiver et au détour des sentiers de randonnée en été, le Corbeleys est un restaurant d'altitude installé dans un ancien chalet d'alpage familial. L'établissement est géré par Martine, qui en est la gérante depuis 1985, ainsi que par son frère, qui l'a rejointe par la suite.
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Un chalet d'alpage devenu restaurant
Le chalet du Corbeleys a été construit par les arrière-grands-parents de la famille, sur un plateau propice au pâturage des troupeaux. Pendant plus de 120 ans, il a servi d'alpage de montagne : les grands-parents de Martine y montaient avec leurs bêtes au printemps, en été et en automne, à une heure de route de leur village d'origine, Saint-Marcel. Le nom du chalet vient de sa situation à proximité d'une forêt de sorbiers, arbre parfois appelé « arbre aux oiseaux » en raison des choucas, merles et moineaux qui viennent y déguster les fruits rouges de l'arbre, les sorbes.
En 1985, à la faveur du développement du domaine skiable des 3 Vallées sur le secteur de Saint-Martin-de-Belleville, Martine et ses frères et sœurs ont réparé le chalet pour en faire un restaurant d'altitude. D'anciennes photographies de leurs grands-parents ornent aujourd'hui les murs de l'établissement.
Une cuisine fidèle aux recettes familiales
Le chef cuisinier de l'établissement s'appelle Nicolas Laberousse. Arrivé en 2002, il a d'abord travaillé neuf hivers consécutifs au Corbeleys, à une époque où le restaurant n'ouvrait pas encore l'été. Il est ensuite parti travailler à Albertville pendant sept ans, avant de revenir s'installer aux Menuires, où il réside désormais à l'année et où il travaille au restaurant y compris pendant l'intersaison.
Le plat le plus représentatif de l'établissement est la quiche mémé, réalisée selon la recette que faisait la grand-mère de Martine, surnommée mémé Nini, et transmise depuis aux cuisiniers du restaurant. La croziflette et les diots des Belleville figurent également parmi les plats typiquement savoyards proposés.
Côté desserts, la tarte Géfrian, recouverte de crème brûlée, est présentée comme une recommandation phare. Elle fait aussi partie de la « gourmandise du pépé », un assortiment de trois desserts comprenant également les rissoles familiales et le farçon, préparé à partir de dix ingrédients dont pommes, raisins secs, brioche, pain d'épice, œufs et lait, et servi chaud avec une boule de glace à la vanille.
Un approvisionnement fondé sur les produits locaux
L'établissement travaille avec des produits frais et suit le rythme des saisons pour les fruits et légumes. Les fournisseurs incluent la ferme de la Trantsa, située au Châtelard, sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville, ainsi que la maison Rullier, à Séez, pour les crozets. Pour les vins, le restaurant s'approvisionne auprès de propriétaires savoyards afin de proposer des vins de la région.
Parmi les ingrédients mis en avant au quotidien figurent les diots, la tomme de Savoie, la polenta ainsi que les crozets, nature ou au sarrasin.
Points clés
- Le restaurant occupe un chalet d'alpage familial qui a servi plus de 120 ans comme alpage avant d'être transformé en restaurant en 1985.
- La gérante de l'établissement depuis 1985 dirige le restaurant avec son frère, arrivé après une carrière de moniteur de ski.
- Le chef cuisinier de l'établissement, arrivé en 2002, a d'abord travaillé neuf hivers consécutifs avant un passage à Albertville, puis un retour aux Menuires, où il vit à l'année.
- Le plat signature, la quiche mémé, suit la recette de la grand-mère de la gérante ; le dessert phare est la tarte Géfrian, recouverte de crème brûlée.
- L'approvisionnement s'appuie sur des fournisseurs locaux identifiés, dont une ferme au Châtelard, sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville, et une maison spécialisée dans les crozets à Séez.